Le terme de « mémoire » est souvent utilisé métaphoriquement pour désigner des archives publiques, des bibliothèques et d’autres institutions dans lesquelles la société conserve les témoignages et les traces du passé.
Ces institutions recueillent, conservent et cataloguent des objets, des livres, des lettres, des documents iconographiques, etc. qui ont survécu à leurs propriétaires, préservant ceux-ci de l’oubli, ou, pour ainsi dire, prolongeant leur existence. Elles conservent non seulement les vestiges proprement dits, mais aussi leurs attributs contextuels, afin d’assurer aujourd’hui et demain la lisibilité et l’utilisabilité d’expériences, d’objets, d’oeuvres d’art et de systèmes de connaissances que le temps vouerait sinon à l’oubli.
Elles permettent ainsi aux contemporains d’établir des comparaisons critiques avec le « savoir » et le capital d’expériences des époques passées.